La bande dessinée

Quelques textes publiés.
Pour Kaboom :

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Saga de Xam de Nicolas Devil et Jean Rollin

Un album devenu mythique dès sa sortie en 1967 ; un auteur mystérieux ayant réalisé ce seul album de bande dessinée avant de s’éloigner du monde éditorial une quinzaine d'années plus tard ; un éditeur habitué à publier des bandes dessinées agrémentées d'érotisme et à petits tirages mais à destination d'un public de connaisseurs : telles sont les éléments constitutifs de Saga de Xam.

Un des livres les plus étranges publiés par Éric Losfeld est une bande dessinée inclassable au format in-quarto (25x32 cm), à reliure toilée et jaquette avec une photo solarisée d'un superbe visage de femme. L’intérieur est constitué de cent dix pages de bandes dessinées imprimées sur un superbe papier 300 gr. À noter aussi la loupe fournie avec le livre.
Pendant les années 1966-67, Nicolas Devil qui a alors 24 ans, en collaboration avec son ami Jean Rollin pour le scénario, créa ce long récit racontant une quête particulière en même temps que la découverte de la civilisation humaine par une extraterrestre nommée Saga. Ce sera sa seule bande dessinée.
Orejona, autre œuvre marquante qu’il publiera en 1974, est un résumé graphique de tout ce qui compte dans la contre-culture de l’époque, avec de nombreuses citations, extraits, illustrations, textes, certains de l’auteur lui-même. Ce n’est pas une bande dessinée à proprement parler, même si le livre en contient beaucoup (notamment de Robert Crumb, Shelton, Ron Cobb, Spain et Devil lui même, entre autres). “Aujourd'hui que Losfeld a cessé d'emmerder les minables de la censure, je relance, non sans un certain plaisir, l'ignominie sur ce cénacle répugnant, garant de la bonne conscience.”1

La suite dans le n° 13 de la revue Kaboom

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Pour Neuvième Art 2.0 (le site de la Cité de la BD d'Angoulême) :

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“gustave verbeck, la quintessence des débuts de la bande dessinée”

Voici un auteur disparu depuis près de quatre-vingts ans et dont on n’a retenu qu’une seule œuvre : The Upside-Downs of Little Lady Lovekins and Old Man Muffaroo. Une œuvre unique, sans descendance ou presque, qui reste étonnante pour les lecteurs d’aujourd’hui. Une œuvre réalisée en deux années au milieu d’une longue, intéressante et surprenante carrière.

Le parcours géographique de Gustave Verbeck est en soi toute une histoire. Il naît à Nagasaki, en 1867. Son père, Guido Herman Fridolin Verbeck, ingénieur hollandais, s’est installé comme missionnaire au Japon depuis 1859, juste après avoir épousé Maria Manion.

La suite ici : neuviemeart

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“Astérix : les pleins et déliés de l’élégance populaire”

En tentant de décortiquer le style graphique d’Uderzo dans sa série majeure, on se rend vite compte d’une grande difficulté : il est presque impossible à l’œil (et surtout au cerveau), de s’arrêter sur une seule image. Le talent d’Uderzo réside essentiellement dans sa capacité à rendre vivant son dessin et de donner à sa narration une grande fluidité. Une image entraîne vers la suivante et le lecteur, sans en être conscient, se retrouve très vite happé par sa lecture.

Lorsqu’il démarre Astérix, Uderzo est un dessinateur confirmé, capable de passer d’un réalisme expressif au dessin « grotesque » le plus exacerbé. Âgé de trente-deux ans au lancement de Pilote, il a déjà produit énormément et continue à ce rythme, réalisant quatre à cinq planches hebdomadaires (une ou deux pour Astérix, une ou deux pour Tanguy et Laverdure et deux pour Oumpah-Pah), tout en aidant à l’élaboration graphique du journal. Il n’a donc guère le temps de parfaire chaque dessin.

La suite ici : neuviemeart

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“Edmond Baudoin : influences”

Venu à la bande dessinée sur le tard, sans vraiment la connaître, en autodidacte, Edmond Baudoin a pu s’y exprimer sans contrainte, sans le poids d’influences trop marquées, sans être tenu par des codes qu’il ne connaissait pas encore. Il a pu, par cette méconnaissance même et par sa volonté de ne pas se plier aux conventions, y apporter ses propres codes, sa façon de voir, ses procédés narratifs très personnels. Hors des sentiers battus, il a donné un coup de fouet à un média qui retombait, à la même période, dans un certain classicisme. Son influence, sans être toujours flagrante, est capitale sur la bande dessinée actuelle.

À l’heure où l’on parle beaucoup de bandes dessinées d’auteur et de romans graphiques, l’œuvre de Baudoin prend une consistance et une importance particulière. Son apport à la bande dessinée, s’il n’est pas direct et s’avère même parfois difficile à déceler, n’en est pas moins essentiel, notamment dans les œuvres françaises relevant de l’autobiographie et, dans une moindre mesure, du documentaire et du reportage.

La suite ici : neuviemeart

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Les contrastes de Wouzit

Primé au festival de Colomiers (Prix Découverte Midi-Pyrénées 2013), Castle (Darwin, tome 1), troisième album de Wouzit, est dans la continuité des précédentes créations de ce jeune auteur qui a mis en place, en quelques années, une œuvre originale et forte.
Wouzit démarre dans la bande dessinée en ouvrant son blog en 2006.

La suite ici : neuviemeart

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Page modifiée en novembre 2014